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  • Enseignement de spécialité : Histoire-géographie, géopolitique et sciences politiques

    Découvrez des informations sur les filières du supérieur, des métiers et des témoignages en lien avec l'enseignement de spécialité « Histoire-géographie, géopolitique et sciences politiques», rédigées par des spécialistes de l’ONISEP, pour vous aider dans vos choix d’orientation au Lycée

L’enseignement de spécialité présentée par un auteur

L’enseignement de spécialité histoire-géographie, géopolitique et sciences politiques est un enseignement nouveau qui croise quatre disciplines universitaires pour analyser, comparer et comprendre les grands enjeux politiques, sociaux et économiques de notre monde.

Quel est l'objectif de ce nouvel enseignement ?
La classe de première permet d'analyser et d'interroger les fondements de nos sociétés : les fragilités des régimes démocratiques, les fondements des puissances internationales, les enjeux sur les questions de frontières, la construction de l'information et sa manipulation, enfin les rapports entre les États et les religions.

Un aspect du programme vous paraît particulièrement attractif ?
Un des attraits de cet enseignement est le temps qu'il offre pour travailler autrement. Cet enseignement de spécialité est conçue comme un approfondissement du tronc commun, un temps pour travailler à plusieurs, pour réaliser des productions innovantes et numériques, mener des projets et proposer des exposés oraux dans la perspective de se préparer pour le grand oral de fin de Terminale. Une place conséquente est réservée aux recherches d'informations. Il sera question d'acquérir une progressive autonomie, elle seule à même de permettre la réussite dans ses études supérieures.

À quel(les) élèves s'adresse cet enseignement de spécialité selon vous ?
En définitive, cet enseignement questionne les sociétés actuelles, au-delà du programme de tronc commun d'histoire et géographie. Il s'adresse bien entendu à tous les élèves qui se destinent vers des études en Sciences humaines, mais également à tous ceux qui veulent renforcer leur culture générale et leur compréhension du monde dans lequel nous vivons.

Les filières de formation du Supérieur qui seront facilitées par cet enseignement de spécialité

  • Licences : Histoire, Géographie, Sciences sociales, Droit, Sciences politiques,
  • Classes préparatoires économiques, littéraires, Instituts d'études politiques, Écoles de commerce
  • BTS : Communication édition, Tourisme
  • DUT : Information-communication, Carrières juridiques, Gestion logistique et transport
 

il existe près d'une centaine de BTS et une vingtaine de DUT dans les domaines de la production et des services. Les bacheliers professionnels (BTS) et technologiques (DUT) sont prioritaires sur ces formations

 

+ d'informations sur le site HORIZON 2021

Certains des nombreux métiers en lien avec cet enseignement de spécialité

  • - Journaliste,
  • - Chargé/e de communication,
  • - Archiviste,
  • - Conservateur/trice du patrimoine,
  • - Archéologue,
  • - Commissaire-priseur/euse,
  • - Enseignant/e,
  • - Consultant/e stratégique,
  • - Urbaniste,
  • - Conseiller/ère en développement local,
  • - Géomaticien/ne,
  • - Géomètre-topographe,
  • - Cartographe,
  • - Analyste risques,
  • - Consultant/e géopolitique,
  • - Webmestre éditorial/e,
  • - Chargé/e de veille,
  • - Secrétaire des affaires étrangères,
  • - Animateur/trice du patrimoine,
  • - Guide-conférencier/ère.

Et de nombreux autres métiers…

Le témoignage de Stéphane, 51 ans, journaliste sur une radio musicale

Son parcours, en bref :

  • Licence d'histoire à l'université de Créteil
  • École de journalisme (CFJ Paris).

Pourquoi avez-vous choisi des études d'histoire ?
Mon éducation, les livres d'histoire que m'offraient mes parents, leur engagement politique ont aiguisé mon rapport à l'histoire. Ma famille a également été impactée par l'Histoire. Je suis d'origine juive et cela a exposé la génération de mes grands-parents à des odyssées particulières. Cela marque. J'ai toujours été passionné par la Révolution française et la Seconde Guerre mondiale.

En quoi vous sert-elle dans votre métier ?
L'histoire est utile dans mon métier de journaliste lorsque je présente des journaux d'information, que je réalise des interviews et que j'anime des magazines. Elle me permet de décrypter certains faits de l'actualité qui demandent d'avoir une culture historique. Par ailleurs, j'ai récemment fait une émission sur James Baldwin, un écrivain afro-américain disparu en 1987 et c'est pour moi intéressant d'avoir des références historiques sur l'histoire américaine pour bien le replacer dans son contexte. Si je raconte l'histoire d'un mouvement musical, d'un musicien, d'un album, il est lié à l'Histoire.

Et au quotidien ?
Au quotidien l'histoire me sert lorsque je lis un livre, que je regarde un film. J'ai, par exemple, vu le film Vice qui retrace le portrait de Dick Cheney, ancien vice-président de Georges W. Bush. Pour l'apprécier – ou pas – je n'ai pas seulement mis en place des critères émotionnels ou cinématographiques, ma culture historique m'a permis d'en faire une lecture plus concrète.

Quelles autres disciplines étudiées au lycée vous servent aujourd'hui ?
Le français me sert dans mon métier puisque je dois rédiger des chroniques, écrire sur le site de ma radio, envoyer des mails… Je pense que l'orthographe reste importante dans la communication et les relations sociales, on a moins d'ennui lorsqu'on la maîtrise. Les maths, en revanche, ne me servent pas dans mon métier mais dans la vie quotidienne comme tout le monde pour faire des opérations basiques.

Le témoignage d'Hugo, urbaniste dans une entreprise parapublique

Son parcours, en bref :

  • Licence 3 de géographie en aménagement du territoire et développement durable (Université de Bordeaux-Montaigne)
  • Master 2 en urbanisme et aménagement (université Bordeaux Montaigne)

Pourquoi avez-vous choisi des études de géographie ?
J'étais curieux de savoir comment était conçu l'espace qui m'entourait. J'avais à cœur d'analyser mon environnement pour savoir comment le temps avait, par exemple, forgé les paysages.

En quoi la géographie vous sert-elle dans votre métier ?
Concrètement je fais beaucoup de cartographie via l'outil SIG* qui m'aide à réaliser des calculs précis. Par exemple, si on considère l'emplacement d'une voie ferrée, on peut demander au logiciel d'extraire toutes les habitations qui sont à 300 m autour de la voie ferrée et qui pourraient être exposées au bruit. Cela permet de construire au meilleur endroit un mur antibruit afin d'en diminuer l'impact sur le voisinage. Je peux discuter avec un promoteur privé et lui indiquer ce qu'il est possible de faire ou pas en termes de développement durable ou d'aménagement du territoire. Je participe également à l'aide à la décision des élus locaux.
* SIG : logiciel de système d'information géographique.

Et au quotidien ?
Je ne me promène plus de manière insouciante, sans me poser de questions par rapport à ce que j'observe. Et j'émets sans cesse des hypothèses pour expliquer pourquoi cette rue est rectiligne, ou pourquoi cette zone est sans habitations ? etc.).

Quelles autres disciplines étudiées au lycée vous servent aujourd'hui ?
Mes bases d'économie me servent à comprendre le fonctionnement des entreprises. La SVT me donne quelques notions sur l'écosystème pour savoir quand un projet urbain va perturber l'environnement. Mon but sera de réduire l'impact du projet sur l'environnement ou de le compenser pour favoriser la biodiversité. L'anglais, enfin, me permet d'échanger avec des bureaux d'études étrangers donc c'est un élément fort.

Le témoignage d'Aurélie, auto entrepreneure d'une entreprise viti-vinicole

Son parcours, en bref :

  • IEP Lyon
  • M2 mention marketing vente, parcours commerce des vins et spiritueux (université de Bordeaux)

Pourquoi avez-vous choisi des études de sciences politiques ?
J'ai toujours été douée en langues et je voulais faire des études à l'international. Lorsque j'ai croisé dans mon esprit grandes écoles et international, les études à Sciences Po se sont imposées. J'avais l'ambition d'être diplômée de l'INALCO et de passer ensuite le concours de cadre d'Orient pour travailler dans la diplomatie. J'avais fait du mandarin mais le concours offrait très peu de place et les études étaient très longues et je ne pouvais pas les financer. Et puis j'ai découvert l'univers de la viticulture…

Que vous apportent les sciences politiques dans votre métier aujourd'hui ?
Mes clients sont des producteurs de vins ou des ingénieurs spécialisés dans l'industrie du vin pour lesquels je conçois parfois des sites Internet. Je suis également en contact avec des journalistes auxquels j'envoie des communiqués de presse. Je constate que ma formation me permet de réfléchir de manière carrée. Je possède un bon esprit de synthèse et d'analyse que j'ai acquis pendant ces études, une façon de décortiquer un sujet qui est très estampillée « Sciences-po ». Ces méthodes de travail me servent pour être claire lorsque je présente un projet. Mes études en sciences politiques m'ont par ailleurs aidée à développer une grande culture générale dans de nombreux domaines.

Et au quotidien ?
Au quotidien je suis très engagée dans le milieu associatif où un esprit de synthèse est utile pour animer par exemple des réunions, rédiger une newsletter. La culture générale facilite mon rapport aux autres : je m'y connais en politique, en droit, en histoire et cela me permet d'être à l'aise dans de nombreuses situations sociales.

Quelles autres disciplines étudiées au lycée vous servent aujourd'hui ?
Les langues, beaucoup. Je parle anglais et espagnol très régulièrement car le milieu du vin est assez international. Les lettres me nourrissent de manière plus personnelle car j'ai acquis le goût de la lecture. Enfin, la philosophie est importante pour développer un esprit critique par rapport à l'actualité et à mes lectures.