Vous êtes ici

  • Enseignement de spécialité : Sciences de la vie et de la terre

    Découvrez des informations sur les filières du supérieur, des métiers et des témoignages en lien avec l'enseignement de spécialité « Sciences de la vie et de la terre », rédigées par des spécialistes de l’ONISEP, pour vous aider dans vos choix d’orientation au Lycée

L’enseignement de spécialité présentée par un auteur

Pouvez-vous nous décrire concrètement ce nouvel enseignement de spécialité ?
Il vise à présenter les différents domaines de la biologie et de la géologie. Un point important concerne la santé, et permet une sensibilisation au domaine médical.
Le programme se situe dans la continuité de celui de seconde, mais les élèves vont découvrir les problématiques liées aux défenses immunitaires de l’organisme et à la santé. Ils vont aussi s’intéresser aux écosystèmes et aux problématiques environnementales ainsi qu’aux bases de la géologie structurale du globe et à la tectonique des plaques.

Cet enseignement de spécialité propose-t-elle des pratiques particulières ?
Le programme comporte de très nombreux travaux pratiques, et un horaire adapté à cette activité. Ceci permettra de mieux comprendre la démarche expérimentale, mais aussi d’acquérir des compétences manipulatoires. De nombreux élèves se découvrent une vocation en faisant des séances de TP.
J’apprécie tout particulièrement le fait que le programme a été très recentré sur l’Homme, l’évolution de son génome et la santé. Une large part est dédiée à l’environnement et à l’impact de l’Homme sur celui-ci.

Que diriez-vous à un/une élève de Seconde ou de Première pour le convaincre de choisir ou conserver cet enseignement de spécialité ?
La biologie, la santé et l’environnement seront les thématiques centrales du XXIème siècle. Déjà, les métiers de la croissance verte recrutent massivement. Il y a 20 ans il ne fallait pas louper le train de l’informatique, aujourd’hui c’est celui des SVT !

Les filières de formation du Supérieur qui seront facilitées par cet enseignement de spécialité

  • Licences : Chimie, Physique, Sciences et technologie, STAPS, Sciences de la vie, Sciences de la terre, Sciences pour la santé, Sciences sanitaires et sociales, Psychologie…
  • Classes préparatoires pour les écoles d'agronomie et écoles vétérinaires, Ecole d’ingénieurs, d’agronomie, du paysage, Études paramédicales.
  • BTS : Biotechnologie, Gestion et protection de la nature, Métiers de l’eau, Métiers de l’environnement, Qualité dans les industries alimentaires et les bio-industries, Prothésiste dentaire, Bio-analyses, Biophysicien de laboratoire, Opticien, BTSA Gestion de l'eau, Agronomie,
  • DUT : Génie biologique, Hygiène, sécurité environnement…
  • DTS : imagerie médicale et radiologie thérapeutique, DE manipulateur radio…
 

il existe près d'une centaine de BTS et une vingtaine de DUT dans les domaines de la production et des services. Les bacheliers professionnels (BTS) et technologiques (DUT) sont prioritaires sur ces formations

 

+ d'informations sur le site HORIZON 2021

Certains des nombreux métiers en lien avec cet enseignement de spécialité

  • - technicien/ne biologiste,
  • - biologiste médical
  • - géologue,
  • - géotechnicien/ne,
  • - cartographe SIG,
  • - botaniste,
  • - écologue,
  • - hydrogéologue,
  • - ingénieur/e de recherche,
  • - volcanologue,
  • - biostatisticien/ne,
  • - aromaticien/ne,
  • - médecin,
  • - chargé/e de communication scientifique,
  • - responsable qualité en agroalimentaire,
  • - ingénieur/e production,
  • - enseignant/e-chercheur/euse,
  • - gestionnaire de données biomédicales,
  • - chargé/e hygiène sécurité environnement,
  • - ingénieur/e forestier,
  • - vétérinaire,
  • - chargé/e de pharmacovigilance,
  • - écotoxicologue,
  • - enseignant/e
  • - responsable environnement en entreprise.
 

Et de nombreux autres métiers…

Le témoignage d’ Yves, technicien sanitaire et de sécurité sanitaire dans une ARS (Agence régionale de santé)

Son parcours, en bref :

  • DUT génie civil
  • LP (licence professionnelle) en sciences et techniques de l’eau
  • Concours de technicien sanitaire et de sécurité sanitaire (catégorie B)

Pourquoi avez-vous choisi des études orientées vers la SVT ?
J’ai toujours préféré les matières scientifiques - dont les SVT - ; j’étais moins à l’aise dans les matières plus littéraires.

En quoi ce que vous avez appris vous sert-il dans votre métier ?
Cela m’aide à interpréter les analyses de l’eau que nous effectuons. Nous programmons des prélèvements au niveau des captages d’eau, des stations de traitement et de la distribution. Les analyses sont réalisées en laboratoire et nous transmettons, après interprétation, les résultats aux différents gestionnaires des réseaux d’eau (pour affichage dans les mairies). Plusieurs paramètres microbiologiques sont recherchés, de même que chimiques comme par exemple le taux de nitrates, de pesticides (plus de 400 molécules recherchées), le pH de l’eau c’est-à-dire son côté agressif, le TH (dureté), la turbidité (trouble de l'eau). Nous contrôlons aussi l’eau des piscines publiques (hôtels, centres de vacances, etc.), mais aussi celle des baignades (lacs, rivières...).

Et en dehors du travail ?
Dans la vie de tous les jours, cela me sert par exemple à faire des réajustements dans ma propre piscine au niveau de la teneur en PH et en chlore. J’ai quelques petits réflexes comme celui de ne pas boire la première eau du matin au robinet qui peut être chargée en plomb, en cuivre suivant les canalisations que l’on a.

Quelles autres disciplines étudiées au lycée vous servent aujourd’hui ?
Je me sers beaucoup du français car je rédige des rapports et des arrêtés. J’ai évidemment besoin des mathématiques et de l’informatique (Excel et Word) et de la chimie puisqu’il faut connaître les formules chimiques liés à l’eau.

* Le TH (ou titre hydrotimétrique) concerne quantité de sels de calcium et de magnésium contenus dans l’eau. Plus l'eau contiendra de calcium et de magnésium, plus la dureté sera élevée.

Le témoignage de Clotilde, ingénieure agronome (représente la profession agricole auprès des instances publiques)

Son parcours, en bref :

  • Classe prépa BCPST (biologie, chimie, physique et sciences de la Terre)
  • École d’ingénieurs Agro Campus Ouest Rennes
  • Spécialisation en Protection des Plantes et Environnement (PPE) sur les trois campus d’agronomie Montpellier SupAgro, Agro Campus Ouest et AgroParisTech

Quelle place tenaient les SVT dans vos études ?
Le monde du vivant m’a toujours attirée. Très jeune, je me demandais par exemple pourquoi une fleur poussait. Réaliser des expériences pour chercher à comprendre son environnement, c’est vraiment l’intérêt de cet enseignement de spécialité !

En quoi les SVT vous servent-elle dans votre métier ?
Cela me sert surtout sur le plan de la biologie et de la physiologie végétale. Pour appréhender également comment les plantes se reproduisent, comment elles peuvent être combinées entre elles, comprendre aussi toutes les étapes (de la graine à la récolte) et les interactions de la plante avec son environnement.

Et au quotidien ?
J’adore observer les plantes lorsque je me promène. Je fais aussi pas mal d’apiculture donc je regarde comment vivent les abeilles.

Quelles autres disciplines étudiées au lycée vous servent aujourd’hui ?
Les langues me servent lors de mes échanges au niveau international avec la Commission européenne de Bruxelles. Mais souvent, lorsqu’on s’engage dans une voie scientifique, on sait qu’il y a beaucoup de publications en anglais. Les maths aussi me sont utiles car je fais beaucoup d’études statistiques.

Le témoignage de Laurent, biologiste marin au Museum national d’histoire naturelle de Paris

Son parcours, en bref :

  • Master 2 en biologie évolutive à l’université Paris-Sud Orsay
  • Doctorat au Museum national d’histoire naturelle de Paris

Pourquoi avez-vous choisi des études de biologie ?
J’ai toujours été passionné par les animaux, et en particulier par l’organisation du vivant, la classification de la biodiversité. Naturellement, j’ai cherché un métier en lien avec cette passion.

En quoi la biologie vous sert-elle dans votre métier ?
Je fais de la taxonomie c’est-à-dire que je vais dans l’Indo-Pacifique ou dans les Caraïbes par exemple, collecter des échantillons pour identifier les nouvelles espèces, les classer et comprendre leur évolution. Comme toutes les personnes qui font de la biologie, je m’appuie sur la théorie de l’évolution, je manipule des concepts liés à la notion d’espèce, aux processus de spéciation, à l’approche phylogénétique, etc.

Et en dehors du travail ?
Dans ma vie personnelle, cela me sert lorsque je me promène avec mes enfants. J’essaie de les sensibiliser à la diversité et à la protection de la nature. Cela permet de mieux comprendre comment s’organise un écosystème. À ce sujet, l’application INPN Espèces est un outil fantastique. Il suffit de photographier un organisme vivant et d’essayer de l’identifier soi-même puis d’envoyer cette identification à valider à un expert ; on accumule des points et on progresse dans le classement : c’est ludique et idéal pour des collégiens et des lycéens.

Quelles autres disciplines étudiées au lycée vous servent aujourd'hui ?
L’anglais est utile pour discuter avec des étudiants ou des collègues étrangers. Je me sers beaucoup de la physique-chimie, des mathématiques et, bien sûr, du français puisque je rédige souvent des rapports d’activités, des articles, etc. J’utilise même le latin, quand il s’agit de donner un nom à une nouvelle espèce. L’informatique devient également un outil incontournable en biologie.